Association
Insertion par l’économique
MINISTÈRE DE L’EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE
ET DU LOGEMENT
Délégation générale à l’emploi
et la formation professionnelle
Instruction DGEFP no 2005-37 du
11 octobre 2005 relative aux associations intermédiaires et
aux modalités de gestion de l’aide à l’accompagnement
NOR : SOCF0510372J
(Texte non paru au Journal officiel)
Références :
Articles L. 322-4-16 et L. 322-4-16-3 du code du travail ;
Décret no 99-109 du 18 février 1999 relatif aux associations intermédiaires modifié par les décrets no 2002-1469 du 17 décembre 2002 et no 2005-905 du 2 août 2005 ;
Arrêté du
2 août 2005 fixant le montant et les modalités de paiement de
l’aide à l’accompagnement dans les associations intermédiaires ;
Circulaire DGEFP no 99-17 du 26 mars 1999 relative à la réforme de l’insertion par l’activité économique ;
Circulaire DGEFP/DGAS no 2002-13 du 8 avril 2002 relative à l’aide à l’accompagnement dans les associations intermédiaires ;
Circulaire DGEFP no 2005-15 du 5 avril 2005 relative au développement et au renforcement de l’insertion par l’activité économique.
Annexes :
Annexe 1 : dossier
d’instruction pour le conventionnement d’une association
intermédiaire ;
Annexe 2 : modèle
de convention entre l’État et l’association intermédiaire ;
Annexe 3 : modèle
de demande pour l’attribution de l’aide à l’accompagnement ;
Annexe 4 :
répartition régionale des crédits des associations intermédiaires en
2005 ;
Annexe 5 : CERFA annexe à la convention entre l’État et l’association.
Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement à
Madame et Messieurs les préfets de région (directions régionales du
travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, directions
régionales des affaires sanitaires et sociales [pour
information]) ; Mesdames et Messieurs les préfets de département
(directions départementales du travail, de l’emploi et de la formation
professionnelle, directions départementales des affaires sanitaires et
sociales [pour information]) ; Monsieur le directeur général de
l’ANPE ; Monsieur le directeur général du CNASEA.
Le plan de cohésion sociale dans son
programme 6 « développer l’économie solidaire » renforce
le secteur de l’insertion par l’activité économique.
Les moyens alloués à ce secteur ont été sensiblement renforcés.
A cette fin, un accroissement de 130 % de
la dotation affectée à l’aide à l’accompagnement dans les associations
intermédiaires a été inscrit dans la loi de finances pour 2005.
De même, afin de sécuriser juridiquement l’aide
à l’accompagnement créée, à titre expérimental, en 2002 par voie de
circulaire, son régime est désormais fixé par décret.
L’accroissement des crédits affectés à l’aide à
l’accompagnement accentue les exigences de pilotage et d’évaluation des
financements accordés par l’Etat.
A cet effet, la présente instruction a pour objet :
- de rappeler les objectifs du financement par l’Etat des associations intermédiaires
- de préciser les modalités
d’affectation de l’enveloppe complémentaire allouée au titre de l’aide
à l’accompagnement pendant la durée du plan de cohésion sociale
- de préciser les nouvelles modalités de gestion de cette aide.
Les crédits affectés à l’aide à
l’accompagnement seront évalués, en 2006, au regard de leur
contribution à l’atteinte de l’objectif de retour et d’accès à l’emploi
de 40 % fixé dans le projet annuel de performance aux associations
intermédiaires. (cf 2.1)
1. La vocation des associations intermédiaires
dans la politique de l’emploi
1.1. Les objectifs du financement public
des associations intermédiaires
Issues d’initiatives privées en
fonction d’objectifs qui leur sont propres, les associations
intermédiaires bénéficient du soutien de l’État au titre de leur
participation à la politique de lutte contre le chômage.
La reconnaissance de la qualité du travail
accompli par les associations intermédiaires, parmi l’ensemble des
dispositifs soutenus aux fins rappelées ci-dessus, est fondée sur la
mise en oeuvre de méthodes d’accompagnement spécifiques au profit de
publics très éloignés de l’emploi.
L’analyse des bilans effectués chaque année par
les DDTEFP met toutefois en lumière des différences entre la pratique
de certaines associations intermédiaires et les objectifs au titre
desquels elles perçoivent des financements publics.
L’action de ces structures peut être fondée au
regard d’autres impératifs. Cependant, le conventionnement en tant
qu’association intermédiaire ne peut être fondé que sur la réalisation
des conditions suivantes :
1.1.1. L’accueil et la mise à disposition de personnes sans
emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles
particulières.
Les associations intermédiaires, comme
l’ensemble des structures d’insertion par l’activité économique, ont
pour objet, en application de l’article L. 322-4-16 du code du
travail, de permettre à des personnes sans emploi, rencontrant des
difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier
de contrats de travail en vue de faciliter leur insertion sociale et
professionnelle.
Seules les mises à disposition d’une durée
supérieure à 16 heures en entreprise sont soumises à l’obligation
d’agrément des publics.
La dispense d’agrément pour les autres mises à
disposition n’a pas pour objet de dispenser les associations
intermédiaires de l’obligation de recrutement de publics en difficulté.
Par ailleurs, la vocation d’insertion
professionnelle des associations intermédiaires impose de circonscrire
la durée du parcours dans la structure à une durée raisonnable au
regard de l’objet de celle-ci.
Lorsque vous constatez de telles pratiques en
termes de ciblage des publics et de durée des parcours et si vous jugez
que les activités de l’association peuvent participer à d’autres
missions d’intérêt public, vous veillerez à accompagner la structure
dans l’évolution de son statut juridique ou à mobiliser les acteurs
susceptibles d’exercer localement cette mission.
1.1.2. L’association intermédiaire, référent d’étape
et référent de parcours
L’une des spécificités des
associations intermédiaires parmi les structures d’insertion par
l’activité économique résulte de leur fonction d’accueil des publics.
Dans ses fonctions d’accueil et d’orientation,
l’association intermédiaire intervient préalablement au parcours en
structure d’insertion par l’activité économique. Une permanence doit
être mise en place. Vous soutiendrez dans leurs efforts les
associations intermédiaires accueillant des personnes sans emploi non
inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi en vue d’une meilleure
intermédiation entre l’offre et la demande de travail. Vous
encouragerez cependant ces associations à orienter les intéressés vers
les agences locales de l’emploi.
En tant que référents de parcours assurant une
fonction d’accueil, les associations intermédiaires interviennent
plutôt en début de parcours d’insertion ou de réinsertion
professionnelle. Elles peuvent également, en raison de leur
positionnement dans le secteur marchand, embaucher des salariés ayant
commencé leur parcours d’insertion en atelier et chantier d’insertion.
Une personne peut, au cours d’une même période,
être mise à disposition par une AI et un ETT. Lorsqu’elle perdure,
cette situation atteste le succès du parcours en AI et sa cessation.
1.1.3. La mise en oeuvre de modalités spécifiques d’accueil
et d’accompagnement
L’accompagnement des salariés
embauchés est constitutif de la définition de l’association
intermédiaire. Aux termes de l’article L. 322-4-16-3 du code du
travail, l’association intermédiaire assure en effet « le suivi et
l’accompagnement de ses salariés en vue de faciliter leur insertion
sociale et de rechercher les conditions d’une insertion professionnelle
durable ».
La mise à disposition de personnes sans emploi
ayant des difficultés sociales et professionnelles particulières ne
constitue donc pas une condition suffisante du conventionnement.
Le 1o de l’article L. 124-2-1-1 du code du travail, issu de la loi no 2005-32
du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale,
autorise en effet sous certaines conditions les mises à disposition par
une entreprise de travail temporaire visant à faciliter l’embauche de
personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et
professionnelles particulières. Le contrat insertion-revenu minimum
d’activité peut en outre être conclu sous la forme de contrats de
travail temporaire.
Le conventionnement au titre de l’insertion par
l’activité économique requiert donc l’accueil des personnes mentionnées
à l’article L. 322-4-16, la réalisation d’un bilan, même
synthétique, des difficultés sociales et professionnelles des personnes
dont l’association prévoit la mise à disposition, l’identification des
besoins d’accompagnement de la personne en vue de son insertion
professionnelle et un suivi du parcours d’insertion au gré des mises à
disposition.
Une charte de qualité départementale peut
préciser les conditions de l’accueil, du recrutement, du suivi et de
l’accompagnement des salariés en insertion.
1.2. Les modalités du soutien public
Seule la réalisation de ces conditions autorise le conventionnement au titre de l’insertion par l’activité économique, auquel est conditionné le bénéfice d’aides financières et de dispositions légales exorbitantes du droit commun.
1.2.1. Les dispositions applicables à toutes
les associations intermédiaires
En contrepartie de l’accueil de
personnes éloignées de l’emploi et de l’accompagnement assuré par les
associations intermédiaires, le conventionnement au titre de
l’insertion par l’activité économique ouvre droit à un régime
d’exonérations de cotisations sociales exorbitant du droit
commun : exonération du paiement des cotisations patronales au
titre des assurances sociales et des allocations familiales dans la
limite de 750 heures par personne mise à disposition sur une
période continue d’un an.
Les associations intermédiaires sont également
exonérées de TVA, d’impôt sur les sociétés, de taxe professionnelle et
de taxe d’apprentissage.
Les associations intermédiaires procédant à la
mise à disposition de salariés en insertion auprès de particuliers
peuvent, à cette fin, conclure des contrats d’avenir et des contrats
d’accompagnement dans l’emploi. Compte tenu de l’aide versée et de la
rémunération de la prestation de service, vous serez particulièrement
attentifs à la qualité de l’accompagnement et de la formation du
salarié.
Par ailleurs, les associations intermédiaires
sont les seules structures associatives pouvant mettre des salariés à
disposition à des fins lucratives. Leur statut associatif ne les
autorisant pas à attribuer leur résultat comptable aux adhérents, les
éventuels excédents tirés de l’activité permettent aux associations
intermédiaires de financer sur leurs fonds propres une partie des
charges résultant de leur fonction d’accompagnement.
Elles peuvent enfin procéder à des mises à
disposition dans des conditions dérogatoires au droit du travail
temporaire et au droit des contrats à durée déterminée. Depuis 1998,
leur activité n’est plus limitée à la satisfaction de besoins
collectifs non satisfaits. Bénéficiant d’une interprétation extensive
des contrats à durée déterminée d’usage pour l’exécution de tâches
précises et temporaires, elles peuvent procéder à des mises à
disposition en contrat à durée déterminée dans l’ensemble des secteurs
d’activité en application des articles L. 322-4-16-3,
L. 122-1-1 3o et D. 121-2 du code du travail.
1.2.2. Les modalités de financement sur projet
Les associations intermédiaires
peuvent solliciter le recours à d’autres lignes de crédits du ministère
de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement pour le financement
de projets.
Elles peuvent en particulier, lorsqu’elles
souhaitent renforcer leur fonction d’accompagnement, solliciter des
crédits au titre de l’aide à l’accompagnement dans les associations
intermédiaires dans les conditions définies dans la circulaire
DGEFP/DGAS no 2002/13
du 8 avril 2002 relative à l’aide à l’accompagnement dans les
associations intermédiaires et dans la deuxième partie de la présente
instruction.
Elles peuvent également solliciter des crédits
du fonds départemental d’insertion au titre du démarrage, du
développement, de la consolidation, du conseil ou de la
professionnalisation.
2. Attribution de l’enveloppe complémentaire affectée à l’aide
à l’accompagnement dans les associations intermédiaires
Les actions mises en oeuvre au
titre des conventions conclues depuis 2002 demeurent éligibles, dans la
limite des financements déjà accordés et lorsqu’elles sont conformes à
la circulaire DGEFP/DGAS no 2002/13 du 8 avril 2002 relative à l’aide à l’accompagnement dans les associations intermédiaires.
Des travaux ont été conduits avec les DRTFEP et
ont permis de répartir l’enveloppe de 13,2 MEuro pour le
financement de l’accompagnement des associations intermédiaires au
titre de 2005.
Cette répartition est jointe en annexe.
Les modalités d’attribution des crédits
complémentaires affectés dans le cadre du plan de cohésion sociale sont
décrites ci-après. Ces crédits ont pour objet le financement d’actions
d’accompagnement nouvelles, individualisées et contribuant de manière
évaluable à accroître les chances d’accès ou de retour à l’emploi du
bénéficiaire.
Dans les deux cas, l’attribution de l’aide respecte un principe d’additionnalité à deux titres :
- elle est attribuée pour la
réalisation d’actions d’accompagnement complémentaires aux modalités
d’accompagnement communes à toutes les associations
intermédiaires ;
- elle ne se substitue pas à des
financements publics (aide des collectivités locales, notamment des
conseils généraux s’agissant des bénéficiaires du RMI) ou privés (fonds
propres de l’association) déjà mobilisés au titre de l’accompagnement.
L’attribution de l’aide n’est donc pas automatique.
2.1. Critères d’attribution de l’aide
L’aide n’est pas forfaitaire et ne répond, à ce titre, à aucune formule de calcul. Vous disposez d’une grande liberté d’appréciation, fondée sur des critères quantifiables, la contribution de l’action à l’amélioration du taux de retour à l’emploi à l’issue du parcours d’insertion et sur votre appréciation sur le projet. Celle-ci résulte notamment de l’examen des critères suivants :
a) Le bilan de l’AI à N - 1
La réalisation des actions prévues dans la convention précédente constitue une condition tant du versement du solde de cette convention que de la reconduite du conventionnement.
b) Les modalités d’accompagnement de ces salariés
Ne sont éligibles que les
actions d’accompagnement individualisé. Exceptionnellement, vous
pourrez attribuer l’aide pour des projets d’accompagnement collectifs
lorsque le bénéfice en résultant directement pour les salariés en
insertion aura pu être établi.
Sont notamment éligibles l’accompagnement sur
le site de travail, l’évaluation des capacités et des compétences, le
cas échéant en recourant aux prestations de l’ANPE (évaluations en
milieu de travail notamment) et la recherche d’une formation ou d’un
emploi à l’issue du parcours d’insertion. Lorsque le montant de l’aide
est suffisant, l’achat de prestations de formations permettant aux
salariés en insertion d’acquérir une compétence professionnelle peut
être envisagé. A cet effet, vous pourrez mutualiser les crédits de
l’aide à l’accompagnement pour l’organisation d’actions de formation
bénéficiant aux salariés de plusieurs structures.
Vous privilégierez les projets d’accompagnement
incluant le recrutement de personnels dotés des compétences techniques
et socioprofessionnelles nécessaires. Lorsque vous le jugerez opportun,
vous pourrez conditionner le versement de l’aide à la détention par
l’accompagnant recruté d’un diplôme attestant cette compétence
(éducateur spécialisé, BTS d’économie sociale et familiale, titre de
conseiller en insertion professionnelle par exemple). Vous pourrez
demander que l’exercice de fonctions d’encadrement et d’accompagnement
par d’anciens titulaires de contrats aidés soit justifié par
l’obtention de titre de validation des acquis par l’expérience. Vous
veillerez à ce que la personne accompagnée n’ait qu’un seul référent au
sein de la structure.
c) Les publics accueillis et leurs caractéristiques
Les financements accordés
doivent être en adéquation avec les difficultés des salariés embauchés.
Au-delà des publics prioritaires de la politique de l’emploi - en
particulier les demandeurs d’emploi de longue durée et les
bénéficiaires de minima sociaux, vous serez particulièrement attentifs
au renforcement de l’offre d’insertion adaptée aux personnes en
situation d’illettrisme, aux personnes ayant connu une période
d’incarcération et à celles souffrant de dépendances. Des actions de
formation ou d’accompagnement professionnel et social adaptées à leur
situation seront alors prévues.
Pour la détermination du montant de l’aide,
vous pourrez également prendre en compte le nombre de salariés mis à
disposition par l’AI ou le nombre d’heures de mises à disposition. Ces
critères ne peuvent être exclusifs.
d) Nature des partenariats établis
L’insertion professionnelle du
salarié impose à la structure d’inscrire son action en partenariat avec
les services sociaux, les services de l’emploi et de la formation et
les entreprises locales. Les partenaires du projet sont fonction de la
situation et du statut des personnes accueillies et accompagnées.
L’aide à l’accompagnement doit ainsi inciter
les associations intermédiaires à travailler avec les entreprises et
les branches professionnelles afin de repérer les secteurs en
difficulté de recrutement et de faciliter les placements dans ces
secteurs à l’issue du parcours d’insertion.
Les associations intermédiaires, l’ANPE et les
partenaires associés doivent tout au long du parcours d’insertion du
demandeur d’emploi rechercher les solutions (formation, mise à
l’emploi, accompagnement - notamment la prestation d’accompagnement
dans l’emploi de l’ANPE, embauche dans une autre structure d’insertion
par l’activité économique, informations sur les nouveaux contrats
aidés : CI-RMA, CIE) permettant un retour à l’emploi durable des
salariés en insertion.
Vous pourrez examiner avec la DDANPE
l’opportunité de conclure une convention unique valant convention entre
l’Etat et la structure et la convention de coopération avec l’ANPE.
e) L’objectif de taux de retour à l’emploi durable
Dans la convention signée entre
l’Etat et l’AI, les associations devront s’engager sur un taux de
retour à l’emploi durable.
Vous veillerez à travailler avec les AI sur les
parcours d’insertion des publics accueillis et mis à disposition et
dans ce cadre, vous déterminerez avec les structures des objectifs de
retour à l’emploi réalistes en tenant compte des spécificités des
salariés embauchés et du dynamisme de la demande de travail dans votre
département. Cet objectif sera toutefois suffisamment exigeant pour
accréditer le bon usage des crédits affectés au dispositif.
Vous n’en ferez pas un critère exclusif du
conventionnement de la structure, de son déconventionnement, de
l’attribution de l’aide à l’accompagnement et de la fixation de son
montant.
Les conditions dans lesquelles l’action
financée contribue à l’amélioration du taux de retour à l’emploi de la
structure devront toutefois toujours être explicitées.
Vous serez aussi attentifs à la progression de ce taux qu’à son niveau.
2.2. Actions non éligibles à l’aide
a) Actions prises en charge dans le cadre de l’ASI
b) Aide à la consolidation
Cette aide n’a pas pour but de financer la consolidation d’une structure ; les aides du Fonds départemental d’insertion peuvent avoir cet objet.
c) Subvention de fonctionnement
L’aide n’est pas une subvention de fonctionnement globale de la structure. Elle ne peut être affectée ni au financement des rémunérations des permanents non affectés à des fonctions d’accompagnement professionnel, ni au financement d’actions d’accompagnement déjà mises en oeuvre par la structure.
d) Actions déjà financées par les aides des collectivités locales
e) Démarches qualité
Ces démarches doivent être financées dans le cadre de conventions promotion de l’emploi départementales.
En particulier, les démarches de labellisation,
dont les bénéfices individuels ne sont pas immédiats, ne relèvent pas
de l’aide de l’accompagnement. L’enveloppe allouée ne suffit pas à
financer équitablement de telles démarches. En raison de leurs effets
sur la professionnalisation de la structure et sa réputation
commerciale, elles doivent être encouragées. Vous pourrez, quel que
soit l’organisme certificateur, conditionner le bénéfice de l’aide à
l’obtention d’un label.
2.3. Bonnes pratiques
Vous pourrez à l’occasion du conventionnement vous inspirer des bonnes pratiques identifiées lors des bilans annuels réalisés par les DRTEFP.
2.3.1. Les associations intermédiaires, acteur majeur du secteur
des services aux particuliers
La spécialisation croissante
des associations intermédiaires dans le secteur des services aux
particuliers conforte la vocation de l’insertion par l’activité
économique à contribuer à la solvabilisation d’activités d’utilité
sociale émergentes.
Les associations intermédiaires bénéficient à
ce titre d’un encadrement réglementaire spécifique. Dans le cadre de
leur agrément simple (art. L. 129 du code du travail), les
associations intermédiaires ont ainsi la possibilité de mettre des
salariés à disposition de particuliers âgés de plus de 70 ans pour la
réalisation d’activités liées à l’entretien du cadre de vie telles
l’entretien du logement ou le jardinage. Elles n’autorisent toutefois
aucun contact physique avec la personne.
Contrairement aux autres associations
intervenant dans le champ des services à la personne, les AI ne sont
par ailleurs pas soumises à la condition d’exclusivité de l’activité.
Dans le secteur des services aux particuliers,
vous pourrez conditionner l’octroi de l’aide à l’accompagnement à la
mise en oeuvre d’actions de formation ou de valorisation des acquis de
l’expérience, notamment d’assistantes de vie, au profit des salariés
mis à disposition par l’AI. Vous pourrez encourager la mise en place
par les OPCA de telles actions en y affectant aux fins de mutualisation
une partie des crédits de l’aide à l’accompagnement. Vous examinerez
les conditions de mutualisation de ces actions avec les entreprises de
droit commun du secteur.
Vous privilégierez ainsi les partenariats entre
les AI et les associations de services aux personnes bénéficiant de
l’agrément qualité afin d’offrir, par des actions de formation (par
exemple formation d’auxiliaire de vie), une insertion durable au
salarié à l’issue du parcours dans l’AI.
Enfin, vous examinerez l’opportunité d’actions
de sensibilisation des collectivités locales, en particulier du conseil
général, sur l’apport potentiel des AI aux politiques mises en oeuvre
en matière de dépendance et, plus généralement, de services aux
particuliers et sur les opportunités offertes par l’article 14 du
code des marchés publics.
2.3.2. Un outil privilégié de réinsertion professionnelle
des femmes éloignées de l’emploi
Les associations intermédiaires
constituent l’un des outils privilégiés de la réinsertion
professionnelle des femmes sans emploi rencontrant des difficultés
sociales et professionnelles particulières.
Vous veillerez à préserver cette contribution
et vous assurerez qu’elle bénéficie principalement à des femmes
rencontrant de réelles difficultés sociales et professionnelles.
Lorsque la part des femmes de plus de 50 ans
parmi les personnes mises à disposition par l’AI est élevée, notamment
en milieu rural, vous pourrez conditionner le conventionnement de la
structure à l’existence de partenariats avec des entreprises ou l’ANPE
accroissant leurs chances de retour à l’emploi.
Vous examinerez la possibilité de renforcer la
contribution des AI à la réinsertion professionnelle des femmes
antérieurement placées sous main de justice.
Vous pourrez mobiliser des crédits
communautaires, au titre du Fonds social européen, pour la mise en
oeuvre d’actions d’accompagnement dans l’emploi des femmes embauchées
par les AI au titre de la lutte contre les discriminations.
Vous pourrez enfin associer les délégations
régionales aux droits des femmes placées auprès des préfets de région.
2.3.3. Métiers en tension et taux de retour à l’emploi
Vous porterez particulièrement
votre attention sur les actions de formation et de valorisation des
acquis de l’expérience dans les secteurs en tension.
Vous apporterez votre soutien aux initiatives
de rapprochement des branches professionnelles concernées et des
associations intermédiaires.
2.3.4. Gradation des parcours d’insertion
La mise à disposition auprès
d’employeurs diversifiés peut constituer un gage d’insertion pour le
salarié. La mise à disposition d’un salarié auprès d’une entreprise
n’exclut ainsi pas, au-delà du délai de 240 heures, sa mise à
disposition auprès de particuliers ou de collectivités locales.
Afin d’accroître leurs performances en matière
de retour à l’emploi, vous examinerez avec les AI concernées
l’opportunité de privilégier les mises à disposition en entreprise en
fin de parcours d’insertion.
La mise à disposition alternée d’un salarié par
une association intermédiaire et par une entreprise de travail
temporaire est possible à un stade avancé du parcours d’insertion, dès
lors qu’elle n’est pas pérenne.
De même, vous encouragerez la gradation des
parcours entre associations intermédiaires et entreprises de travail
temporaire d’insertion et la constitution d’ensembliers d’insertion
susceptibles de la faciliter.
La réinsertion professionnelle des salariés en
insertion est facilitée par le rapprochement progressif de la qualité
des prestations de service qu’ils réalisent de celles exigées des
entreprises du même secteur. Cette exigence suppose de rapprocher les
pratiques commerciales des associations intermédiaires de celles de ces
entreprises. Si vous le jugez opportun, vous pourrez conventionner
plusieurs AI dans un même secteur d’activité et sur un même territoire.
Les dispositions de l’article L. 322-4-16-3 du code du travail en
application desquelles « la convention conclue entre l’Etat et
l’association intermédiaire prévoit notamment le territoire dans lequel
elle intervient » ne doivent en effet pas être interprétées comme
excluant le conventionnement de plusieurs AI sur un même territoire.
2.3.5. Incitations à la mobilité en zone rurale
La présence en milieu rural ne
saurait être un critère suffisant d’attribution de l’aide à
l’accompagnement. Afin de ne pas décourager la mobilité et de faciliter
l’adéquation entre offre et demande de travail, vous vous assurerez,
lorsque vous souhaitez prendre en compte ce critère, de :
- l’absence d’offre d’insertion répondant aux besoins sur le territoire concerné ;
- la mise en oeuvre d’actions
favorisant soit la mobilité des salariés en insertion en vue de leur
réinsertion professionnelle dans un autre bassin d’emploi, soit
l’acquisition d’une compétence professionnelle dans les secteurs
pouvant localement leur offrir un débouché.
Vous privilégierez les antennes rurales d’associations intermédiaires situées en environnement urbain.
Vous inciterez les associations intermédiaires
à prendre l’attache des agences locales de l’emploi qui peuvent verser
des aides à la mobilité pour l’obtention d’un nouvel emploi éloigné du
domicile, en particulier en faveur des titulaires de contrats aidés du
secteur non marchand et de demandeurs d’emploi bénéficiaires de minima
sociaux.
3. Modalités de gestion des conventions AI
et de l’aide à l’accompagnement
A partir de 2005, les aides aux
structures d’insertion par l’activité économique sont versées par le
CNASEA. Ce transfert permet de simplifier la gestion des aides et de
mettre en place un système d’information intégré en termes de gestion
administrative, financière et statistique.
L’aide à l’accompagnement est modulable dans la
limite d’un montant maximal fixé par arrêté à 30 000 Euro par
structure.
Les dispositions de cette instruction
concernent toutes les nouvelles conventions annuelles ou pluriannuelles
conclues à partir de 2005. Les soldes des conventions conclues en 2004
arrivant à échéance au cours de l’année 2005 sont payées par la
trésorerie générale.
S’il est possible d’établir un avenant à la convention pluriannuelle conclue avant le 1er janvier 2005
et en cours d’exécution pour mettre en application les nouvelles
dispositions, il est toutefois recommandé de mettre fin aux conventions
pluriannuelles avec l’accord de la structure et d’établir une nouvelle
convention pluriannuelle faisant application des dispositions décrites
ci-après.
3.1. Dépôt du dossier et instruction par la DDTEFP
L’instruction des dossiers et le conventionnement des AI sont assurées par la DDTEFP.
La demande de convention est déposée à la DDTEFP accompagnée d’un dossier d’instruction.
L’instruction de la demande est effectuée selon
les modalités décrites dans la circulaire du Premier ministre du
24 décembre 2002 relative aux subventions de l’Etat aux
associations. Vous y procéderez sur la base du dossier de demande de
subvention commun à l’ensemble des administrations. Le dossier de
demande d’aide qui doit être renseigné par la structure détaille
l’ensemble des documents à produire. Lorsque des crédits sont
sollicités au titre de l’aide à l’accompagnement, le dossier
d’instruction annexé à la présente instruction doit faire apparaître la
plus-value de cette aide.
Vous pouvez spécifier vos demandes relatives à
la nature du projet et aux résultats attendus en vous inspirant du
modèle d’instruction placé en annexe 1.
L’établissement d’une nouvelle convention doit
être l’occasion d’un bilan approfondi notamment de la situation, des
résultats en termes d’insertion et des partenariats de l’association.
Pour l’établissement des avenants financiers
des conventions pluriannuelles (avenant de reconduction de
l’annexe financière initiale), les modalités d’instruction sont
simplifiées. Elles s’appuient sur un bilan synthétique des réalisations
de l’année précédente ainsi que sur l’analyse des documents permettant
d’attester notamment l’effectivité et la qualité des actions
d’accompagnement.
3.2. Instruction du CDIAE
Après instruction, le dossier doit être présenté en CDIAE pour avis. Une présentation complète est nécessaire lors de l’établissement de chaque convention nouvelle. Pour les avenants financiers des conventions pluriannuelles, le bilan synthétique de réalisation de l’année précédente peut être transmis à sa demande au CDIAE.
3.3. Les conventions AI
Il convient de privilégier les
conventions pluriannuelles avec les AI. Leur durée maximale est de
36 mois.
Une convention unique reconnaît la qualité de
structure d’insertion par l’activité économique et l’attribution, le
cas échéant, d’une aide au titre de l’accompagnement professionnel.
La convention reconnaissant à l’association le
statut d’AI comprend une description du projet social de la
structure. Une attention plus grande doit être portée à la qualité et
au contenu du projet social : profil des publics embauchés,
modalités de mise en oeuvre des actions d’insertion et de formation
de l’AI, partenariats développés avec les organismes et
institutions en charge de l’emploi, de l’insertion et de la formation
professionnelle. Ce projet social doit donc être établi avec précision,
avec l’ensemble des avis nécessaires sollicités sur sa qualité, en
particulier des DDASS. Un RIB ou un RIP est joint.
Les stipulations financières des conventions
Les stipulations financières sont précisées dans la convention :
- lorsqu’il s’agit d’une convention
annuelle (12 mois), la convention ne mentionne que le plan de
financement de la période concernée. Ces éléments sont donc reportés
tels quels à l’annexe financière ;
- lorsqu’il s’agit d’une convention
pluriannuelle, la convention mentionne le montant total prévisionnel
des aides allouées pour la réalisation du projet sur toute la période
conventionnée (36 mois). Sa déclinaison annuelle est alors
précisée à l’annexe financière.
Les annexes financières des conventions (Cerfa AI)
Les conventions conclues avec
les AI bénéficiant également d’une aide à l’accompagnement
comprennent par ailleurs une annexe financière annuelle
(Cerfa AI). Cette annexe permet d’établir pour chaque année
le montant des aides que la structure doit percevoir et la répartition
des financements entre aides de l’Etat, des collectivités locales et,
le cas échéant, du FSE pour le projet d’accompagnement. Elle reprend
ainsi tout ou partie des stipulations financières prévues à
l’article 13 du modèle de convention. Ces annexes financières
doivent être renseignées chaque année et envoyées par la DDTEFP au
CNASEA pour le paiement des aides.
Les Cerfa AI permettent de rattacher le
paiement de l’aide à une convention et d’identifier les
caractéristiques générales de la structure bénéficiaire de l’aide. Les
Cerfa remplacent donc la « fiche de suivi de la convention »
(annexe no 18) prévue dans la circulaire DGEFP no 99-17 du 26 mars 1999 relative à l’IAE et transmise à la DARES.
Le premier Cerfa AI établi pour une convention
est dénommé « annexe financière initiale ». Une nouvelle
annexe est conclue l’année suivante dans le cadre d’une convention
pluriannuelle. Elle fait alors l’objet d’un « avenant de
reconduction ». Cette annexe peut également être modifiée
(par exemple importance de l’action d’accompagnement, participation des
financeurs, dates de début et de fin d’effet) en cours d’exécution.
Elle fait alors l’objet d’un « avenant de modification ».
Numérotation des conventions AI
Chaque AI conventionnée doit
disposer d’un numéro de convention (département : 3 cases,
date de signature de la convention ; AI ; 2 lettres,
numéro d’ordre : 5 cases ; avenant 2 cases année,
numéro d’ordre).
Le numéro de convention sera reporté sur les
Cerfa AI, afin d’identifier le montant et la nature des
financements et de suivre les paiements et les déclarations mensuelles
des structures au titre de leurs conventions.
Lorsqu’un avenant à une convention conclue
avant 2005 est, par exception, effectué, vous veillerez à lui attribuer
un numéro de convention compatible avec la nomenclature retenue pour
les conventions conclues à compter de 2005.
Notification de la convention à la structure
La convention doit être
notifiée à la structure dès que l’avis du CDIAE est donné et que la
convention est signée. Aucune mise en paiement ne peut intervenir tant
que la convention n’est pas notifiée.
En 2005, la date de notification peut toutefois
être postérieure, dans une limite raisonnable, à la date de démarrage
de l’action. Dans ce cas, le premier paiement effectué par le CNASEA a
un effet rétroactif. A compter de 2006, il vous est conseillé de caler
vos conventions sur l’année civile.
3.4. Le paiement de l’aide par le CNASEA
Enregistrement de l’annexe financière par le CNASEA
Lorsque la convention est
notifiée à la structure, la DDTEFP transmet l’annexe financière signée
au CNASEA. Un double de ce Cerfa est conservé par la structure et par
la DDTEFP.
Les DDTEFP de France métropolitaine envoient
les cerfas relatifs à l’aide à l’accompagnement dans les AI à
l’adresse suivante : CNASEA, DR Poitiers, service formation
professionnelle et emploi, 18, boulevard Jeanne-d’Arc,
86036 Poitiers Cedex, tél. : 05-49-37-56-00.
Pour les Antilles, la Guyane et Saint-Pierre et
Miquelon, les dossiers sont adressés au : CNASEA, DR de
Guadeloupe, service formation professionnelle et emploi, immeuble
Foumi, voie Verte-Jarry, 97122 Baie-Mahault, tél. :
0590-38-76-47.
Pour la Réunion et pour Mayotte, les dossiers
sont adressés au : CNASEA, DR de La Réunion, service
formation professionnelle et emploi, centre d’affaires Futura,
190, rue des Deux-Canons, BP 612, 97497 Sainte-Clotilde
Cedex, tél. : 0262-92-44-92.
Paiements par le CNASEA
Les aides à l’accompagnement
des associations intermédiaires sont versées en deux paiements par le
CNASEA.
Le premier paiement est effectué à la signature
de la convention et correspond à 50 % du montant conventionné. Le
paiement final est effectué sur la base d’un compte rendu d’exécution
de la convention.
La DDTEFP après examen et approbation du
rapport final indique au CNASEA sur la base d’un bon à payer la somme à
verser à la structure.
Vu la délégation tardive des crédits aux
associations intermédiaires en 2005, le premier paiement pour les
conventions signées en 2005 sera de 70 % et le solde à la remise
du bilan final.
3.5. Modalités de suivi et de gestion
Un extranet permettra en 2006
aux DDTEFP d’accéder aux données relatives au suivi et à l’exécution
des conventions, aux structures de saisir en ligne les données
statistiques et de restituer des tableaux de bord mensuels nécessaires
au suivi de la gestion.
Les associations intermédiaires procèdent à des déclarations mensuelles portant sur :
- le nombre de salariés mis à
disposition au cours du mois et leurs caractéristiques (niveau de
formation, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RMI...) ;
- l’activité de l’AI :
- nombre d’heures de mises à disposition ;
- répartition du nombre total d’heures par type d’utilisateurs ;
- nombre total d’utilisateurs au cours du mois ;
- répartition par catégorie d’utilisateurs ;
- les sorties des bénéficiaires à l’issue du parcours en AI.
Une fiche sur chaque salarié doit être, à
l’occasion de sa première mise à disposition, saisie sur l’extranet par
les associations intermédiaires.
3.6. Evaluation du dispositif
Le bilan annuel
Aux fins de pilotage du
dispositif et pour faciliter le travail de capitalisation des bonnes
pratiques et d’appui aux services déconcentrés de l’administration
centrale, vous remonterez, au plus tard en avril de chaque année, à la
DGEFP, une synthèse sur les résultats de l’aide à l’accompagnement, la
nature des actions financées et le repérage d’éventuelles bonnes
pratiques.
Vous demanderez aux structures de produire
chaque année un bilan quantitatif et qualitatif des actions mises en
oeuvre et d’identifier l’atteinte des objectifs obtenus par rapport aux
moyens alloués.
Dans ces bilans sont notamment mentionnés :
- la nature et l’objet des actions
d’accompagnement et de suivi social et professionnel des personnes
mises à disposition pour lesquelles l’AI a reçu un financement :
- le calendrier de mise en oeuvre de ces actions ;
- le nombre de personnes accompagnées et leurs caractéristiques ;
- les modalités de financement de ces actions ;
- les propositions faites aux personnes à la sortie de l’AI.
- la durée et les moyens consacrés à chaque type d’action :
- moyens humains mis à disposition
pour l’accompagnement avec qualification des référents (salariés
permanents, bénévoles, total en ETP) ;
- moyens matériels mis à disposition
de l’action (locaux, informatique, aide à la mobilité, ...) ;
- le montant et les modalités de financement de ces actions ;
- les propositions d’orientation
professionnelle, d’emploi ou de formation faites aux personnes arrivées
au terme de leur contrat avec l’association intermédiaire ;
- le taux de retour à l’emploi des salariés à l’issue du parcours d’insertion.
Les indicateurs de performance
Deux indicateurs de performance concernent les AI :
- la part des publics prioritaires ;
- le taux de retour à l’emploi.
Le premier indicateur sera connu grâce aux informations collectées et agrégées par le CNASEA.
Le CNASEA ne peut en revanche renseigner le
second indicateur. Il vous appartient de calculer ce taux en agrégeant
les taux indiqués par les structures dans leurs bilans finaux. Il sont
mesurés à la sortie de la structure et agrégés au niveau régional par
la DRTEFP pour transmission à la DGEFP.
Est considéré comme un retour à l’emploi toute
embauche en CDI et en CDD de plus de 6 mois, qu’il s’agisse d’un
contrat de droit commun en structure de droit commun ou en SIAE ou d’un
contrat aidé.
Vous pourrez vous aider de l’exemple du tableau ci-dessous afin de renseigner ces deux indicateurs.
Vous vérifierez par panel et sur justificatifs la réalité des déclarations des associations.
| NOMBRE de salariés entrés dans l’AI dans l’année et mises à disposition |
SITUATION des salariés avant l’embauche |
PASSAGE dans l’AI (nombre d’heures, nombre de mises à disposition) |
SITUATION à la sortie de l’AI |
|---|---|---|---|
| RMI ASS API Handicapé ASI Aide sociale Jeunes en difficulté |
CDD CDI Contrat aidé Autre SIAE Formation Demandeur d’emploi Salarié de l’AI Autre |
Vous devrez également obligatoirement y reporter le nombre des personnes mises à disposition par les AI souffrant des difficultés suivantes : illettrisme - toxicomanie - sortie d’une période d’incarcération. Ces données devront être recueillies de manière non nominative dans les conventions. Vous ne devez en aucun cas constituer de fichiers nominatifs sur les personnes concernées. Lors de vos visites sur place aux fins de contrôle, vous pouvez toutefois vérifier la réalité des difficultés des personnes accompagnées.
|
Le délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle, J. Gaeremynck |
|
Le contrôleur financier, J.-P. Morelle |
ANNEXE I
DOSSIER D’INSTRUCTION POUR LE CONVENTIONNEMENT
D’UNE ASSOCIATION INTERMÉDIAIRE
I. - RENSEIGNEMENTS CONCERNANT L’ASSOCIATION
1. Le dossier COSA pour les associations.
2. Les comptes et résultats financiers pour l’ année N-1 comprenant notamment :
- le compte de résultat et le bilan de l’année précédente ;
- le compte de résultat et le bilan prévisionnels de l’année en cours.
3. La nature et le montant des autres aides publiques directes ou privées.
II. - DESCRIPTION PRÉCISE DU PROJET
D’ACCOMPAGNEMENT POUR TOUTES LES AI
1. Le territoire d’exercice de l’activité.
2. Le projet social de l’association et es catégories de
personnes que l’association se propose d’embaucher pour être mises à la
disposition d’utilisateurs.
3. Les catégories de personnes physiques ou morales auprès
desquelles l’association envisage de mettre ses salariés à disposition.
4. Les personnels avec leur qualification et les moyens
matériels (salariés, bénévoles) et matériels (locaux, matériel
informatique...).
5. Les modalités de coopération avec l’ANPE.
6. Les modalités de déroulement de l’action :
- modalités d’accueil, de suivi et d’accompagnement des salariés ;
- modalités de collaboration avec
les collectivités locales, maisons de l’emploi, PAIO, missions locales,
CCAS, les associations du secteur social ;
- liens, partenariats et coopération
envisagés ou existants avec les autres structures d’insertion par
l’activité économique, branches professionnelles ;
7. Actions envisagées en vue de la réinsertion sociale et professionnelle des personnes à la sortie de l’association.
ANNEXE II
MODÈLE DE CONVENTION ENTRE L’ÉTAT
ET L’ASSOCIATION INTERMÉDIAIRE
Entre l’Etat représenté par le préfet (DDTEFP) :
Convention annuelle
ci-après dénommé l’administration, d’une part,
Et l’organisme.......,
Convention pluriannuelle
Adresse, statut juridique, numéro Siret
Représenté par Monsieur/Madame...., qualité :..., d’autre part,
Numéro de la convention
A I
dépt date no d’ordre avenant
de
signature
Date de notification
Vu le code du travail et notamment les articles L. 322-4-16 et L. 322-4-16-3 ;
Vu le décret no 99-109 du 18 février 1999 relatif aux associations intermédiaires modifié ;
Vu la circulaire DGEFP no 99-17 du 26 mars 1999 relative à la réforme de l’insertion par l’activité économique ;
Vu la circulaire DGEFP/DGAS no 2002-13 du 8 avril 2002 relative à l’aide à l’accompagnement dans les associations intermédiaires ;
Vu l’instruction DGEFP no 2005-37
du 11 octobre 2005 relative aux associations intermédiaires
et aux modalités de gestion de l’aide à l’accompagnement ;
Vu l’avis du Conseil départemental de
l’insertion par l’activité économique (CDIAE) en date du..... ;
Vu la demande présentée par l’association le.....,
Il
est convenu ce qui suit :
Article 1er
La conclusion de la présente
convention reconnaît à l’association la qualité d’association
intermédiaire.
Cette convention a pour objet de déterminer les
conditions dans lesquelles l’association intermédiaire exerce son
activité d’accueil, d’accompagnement et de mise à disposition à titre
onéreux de personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales
et professionnelles particulières afin de faciliter leur insertion
professionnelle.
Article 2
L’association s’engage à embaucher des personnes sans emploi rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi en raison de leur état de santé, leur situation sociale familiale ou matérielle et notamment (préciser si une catégorie spécifique de public est visée par le projet social de l’AI).
Article 3
(obligatoire en cas de mise à disposition en entreprise)
L’association s’engage à signer
une convention de coopération avec l’ANPE afin de favoriser l’accès au
marché du travail de ses salariés en insertion.
Cette convention prévoit notamment :
1. Les modalités de mise en relation des candidats avec l’association intermédiaire ;
2. Les modalités selon lesquelles
l’association informe l’agence locale pour l’emploi de toute évolution
de la situation de ses salariés justifiant son intervention ;
3. Les actions susceptibles d’être
réalisées par l’agence pour faciliter l’accès à l’emploi des personnes
salariées de l’association.
Article 4
L’association s’engage à déposer ou à signaler les offres d’emploi à l’ANPE.
Article 5
Pour accueillir les personnes
en difficulté, l’association mettra en place une permanence équivalente
au moins à trois jours par semaine (prévoir les jours).
Si l’association a des sites ou des antennes,
elle effectue une permanence d’une demi-journée par semaine par site
(préciser le calendrier).
Article 6
Pour accompagner les salariés
en insertion, l’association intermédiaire met en oeuvre les moyens
suivants :
Moyens matériels :
- informatique ;
- locaux.
Moyens en personnel :
Préciser le nombre de salariés permanents en
ETP et leur qualification, le nombre de bénévoles et leur
qualification :
| NOM | PRÉNOM | FONCTION/RÔLE | STATUTTYPE DE CONTRAT (CDD, CDI) |
|---|
Article 7
L’association est administrée par des personnes bénévoles qui n’ont aucun intérêt financier direct ou indirect dans l’activité de l’association ou ses résultats.
Article 8
L’activité de l’association
s’exerce sur les territoires suivants (département ville
arrondissement, canton).
Les articles 9 et 10 sont à remplir si l’AI reçoit un financement au titre de l’accompagnement.
Si l’association intermédiaire ne reçoit pas
d’aide pour l’accompagnement, le renseignement de la convention reprend
à l’article 11.
Article 9
L’association intermédiaire reçoit une aide pour le suivi et l’accompagnement des personnes mises à disposition par l’association.
Article 10
(Description des actions
conventionnées au titre de cet accompagnement et détermination de
l’objectif de retour à l’emploi).
Elle précise les autres financements perçus au titre de l’accompagnement professionnel.
Article 11
La présente convention est
conclue pour une durée de (trois ans maximum). Si elle est
pluriannuelle, un avenant à la convention est élaboré chaque année
après avis du CDIAE.
La convention prend effet à la date de la signature par l’administration soit (à compléter).
L’association s’engage à transmettre par
courriel si elle est détentrice d’une adresse électronique ou par voie
postale :
- un bilan annuel d’activité au
directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation
professionnelle ;
- les états statistiques mensuels et annuels à l’administration (DDTEFP) ;
- une fiche sur chaque salarié à l’occasion de la première mise à disposition.
L’association procédant le cas échéant au
renseignement des états mensuels de ses salariés sur support
électronique via « l’extranet IAE » du CNASEA s’engage par la présente convention à :
- réserver le traitement des
informations nominatives transmises au CNASEA aux seules finalités de
renseignement des états statistiques ;
- mettre en oeuvre des mesures de
sécurité propres à assurer la confidentialité de ces informations ;
- garantir aux intéressés l’exercice
de leurs droits d’accès et de rectification prévus aux articles 39
et 40 de la loi no 78-17 modifiée à l’informatique, aux fichiers et libertés.
Article 12
L’association s’engage à respecter l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires prises en application des articles L. 322-4-16 et L. 322-4-16-3.
Article 13
Le budget prévisionnel de l’association pour l’années’élève à (voir annexe jointe).
Le Centre national pour l’aménagement des
structures des exploitations agricoles (CNASEA) verse une aide
eurosau titre de l’accompagnement.
Le versement s’effectuera dans les conditions suivantes (deux versements) :
- un premier versement d’un montant
de euros,soit 50 % à la date de signature de la présente
convention ;
- un second versement d’un montant
de euros,soit 50 % sur production d’un compte rendu
d’exécution final.
L’ordonnateur de la dépense est le préfet de .
Le comptable assignataire est le CNASEA.
Le paiement s’effectuera par virement au compte ouvert :
Au nom de
Agence bancaire
No de compte
Code établissement
Code guichet
Clé RIB
Article 14
Le montant de la dépense est imputé sur le chapitre 44-70 article 56 du budget du ministère de l’emploi du travail et de la cohésion sociale.
Article 15
La convention peut être
résiliée par le préfet en cas de non-respect de ses clauses ou si
l’association intermédiaire effectue des prêts de main-d’oeuvre pour la
réalisation de travaux particulièrement dangereux pour lesquels il ne
peut être fait appel à des salariés sous contrat de travail à durée
déterminée ou à des salariés des entreprises de travail temporaire, en
application des articles L. 122-3, L. 124-2-3 et
L. 231-1-2 du code du travail ou ne respecte pas les conditions de
mise à disposition visées au 2 de l’article L. 322-4-16-3 du
code du travail.
L’association intermédiaire dont le préfet
envisage de résilier la convention en est avisée par lettre
recommandée ; elle dispose d’un délai, qui ne peut être inférieur
à un mois, pour faire valoir ses observations.
Le préfet de département contrôle l’exécution
de la convention. A cette fin, l’association intermédiaire lui fournit
à sa demande tout élément permettant de vérifier la bonne exécution de
la convention et la réalité des actions d’insertion et d’accompagnement
mises en oeuvre.
Lorsque l’association intermédiaire n’honore
pas ses obligations, le représentant de l’Etat dans le département peut
demander le reversement des sommes indûment perçues. Lorsque l’aide est
obtenue à la suite de fausses déclarations ou lorsque l’aide est
détournée de son objet, les sommes indûment perçues donnent lieu à
reversement. Le représentant de l’Etat dans le département peut dans ce
cas résilier la convention.
Article 16
L’association adresse au
directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation
professionnelle un compte rendu d’exécution des actions mises en
oeuvre. Le rapport comprend en particulier :
- le descriptif de l’action financée par l’aide ;
- le calendrier de mise en oeuvre ;
- le nombre de personnes accompagnées et leurs caractéristiques ;
- le calendrier des différentes étapes ;
- la durée moyenne de l’accompagnement par personne ;
- l’évaluation des résultats de l’action.
Le titulaire s’engage à faciliter à
l’administration ou à tout organisme qu’elle aura mandaté, l’évaluation
de l’action menée dans le cadre de la présente convention.
L’administration a un délai de deux mois après
le paiement du dernier versement pour contrôler l’exécution de la
convention.
A le
L’association, Le préfet de
ANNEXE III
MODÈLE DE DEMANDE POUR L’ATTRIBUTION DE L’AIDE
À L’ACCOMPAGNEMENT ASSOCIATIONS INTERMÉDIAIRES
I. - IDENTITÉ DE L’AI
Date de création de l’association intermédiaire
Numéro de la convention et date de signature auquel se rattache ce projet
II. - TERRITOIRE et PARTENARIATS
1. Territoire(s) d’intervention
1. Quelle est le territoire de conventionnement de l’AI ?
Département - arrondissement - canton - ville -
Si l’AI a des antennes, préciser les lieux de ces antennes
Comment sont organisés les lieux d’accueil ? horaires et jours d’ouverture
Préciser le personnel intervenant dans les différents lieux
L’AI fait-elle partie d’un plan local pluriannuel pour l’insertion et l’emploi ?
Est-elle impliquée dans l’action de la maison de l’emploi ?
Est-elle située en milieu rural ?
2. Partenariats développés
Préciser les liens et
partenariats noués avec le milieu économique : entreprises,
syndicats professionnels, groupements d’employeurs, autres structures
d’insertion par l’activité économique, structures services aux
personnes
Préciser les liens et partenariats noués avec
les institutions publiques (ANPE, collectivités territoriales, DDTEFP,
DDASS, conseil général, conseil régional, missions locales, PAIO, PLIE,
autres ?)
Préciser les liens et partenariats noués avec
les branches professionnelles, les OPCA, organismes de formation, CCAS,
CIAS, associations, autres
Préciser les liens et partenariats devant être
mobilisés pour la mise en oeuvre de ce projet d’accompagnement
III. - OBJECTIFS DU PROJET D’ACCOMPAGNEMENT
- - relatifs à l’action d’accompagnement
pendant le parcours et à sa sortie
1. Quel(s)
objectif(s) vous fixez-vous pour ce projet d’accompagnement (taux de
retour à l’emploi, orientation, consolidation, renforcement des actions
d’accompagnement existantes ; actions de formation, etc.)
- - relatifs aux partenariats
2. Quel est votre
objectif en matière de développement du partenariat (quels types de
partenaires, nature de la collaboration attendue etc.) ? Préciser
clairement quels sont vos partenaires, le type de lien que vous avez
avec eux
- - relatifs aux publics accompagnés
3. Caractéristiques des publics :
Moyens mis en oeuvre
Actions de formation proposées aux salariés
4. Stratégie globale en terme
d’accès et de retour à l’emploi ou, le cas échéant, les propositions
d’action sociale
Votre stratégie globale peut suivre plusieurs pistes : formation, orientation professionnelle, etc.
En quelques mots, décrivez votre stratégie :
V. - MOYENS MIS À DISPOSITION DE L’ACTION
Moyens humains mis à disposition de l’AI dans le cadre du projet d’accompagnement.
| FONCTIONS dédiées à l’accompa- gnement en ETP (intitulé des postes) |
PLUS-VALUE apportée par l’aide à l’accompa- gnement (recrutement, ETP) |
AUTRES fonctions (intitulé des postes) |
|
|---|---|---|---|
| Salariés permanents | - | - | |
| - | - | ||
| - | - | ||
| - | - | ||
| Bénévoles | - | - | |
| - | - | ||
| - | - | ||
| Total des personnes | |||
| ETP |
Moyens
matériels : ensemble des moyens matériels mis à disposition de
l’action (locaux, matériel informatique, aide à la mobilité, etc.).
Intervention d’un organisme d’appui en ingénierie, d’information et de conseil (DLA).
La professionnalisation des permanents et bénévoles :
Ce chapitre a pour but de préciser les actions
collectives ou individuelles mises en oeuvre dans l’AI pour développer
la formation, la qualité, les outils et procédures.
Plan de formation conduit sur l’année N-1 :
| FONCTION des personnes |
INTITULÉ de la formation |
DURÉE en heures |
AUTRES renseignements |
|---|---|---|---|
Autres actions conduites (participation à séminaires, colloques, échanges approfondis avec des partenaires, réunions d’équipe, documentation, information, démarche qualité....).
Détail du poste « frais de personnel »
| FONCTIONS | EFFECTIF EN ETP | MASSE SALARIALE | ||
|---|---|---|---|---|
| N-1 | N | N-1 | N | |
| Direction | ||||
| Accueil | ||||
| Accompagnement des bénéficiaires | ||||
| Suivi des bénéficiaires | ||||
| Fonction commerciale | ||||
| Administration secrétariat comptabilité | ||||
| Développement Innovation | ||||
ANNEXE IV
RÉPARTITION DE L’AIDE À L’ACCOMPAGNEMENT
DES AI EN 2005
| ARTICLE 44-70-56 AI |
|
|---|---|
| Alsace | 295 000 |
| Aquitaine | 679 084 |
| Auvergne | 358 482 |
| Basse-Normandie | 618 091 |
| Bourgogne | 431 671 |
| Bretagne | 570 411 |
| Centre | 751 814 |
| Champagne-Ardenne | 216 551 |
| Corse | 60 948 |
| Franche-Comté | 350 000 |
| Haute-Normandie | 389 160 |
| Ile-de-France | 1 443 807 |
| Languedoc-Roussillon | 542 788 |
| Limousin | 170 877 |
| Lorraine | 427 828 |
| Midi-Pyrénées | 642 379 |
| Nord - Pas-de-Calais | 1 056 945 |
| Pays de la Loire | 941 458 |
| Picardie | 549 268 |
| Poitou-Charentes | 435 599 |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 745 404 |
| Rhône-Alpes | 1 097 733 |
| Guadeloupe | 155 472 |
| Guyane | 25 000 |
| Martinique | 159 960 |
| Réunion | 120 000 |
| Saint-Pierre-et-Miquelon | - |
| Mayotte | - |
| Total | 13 235 730 |
Notice
Pour remplir les documents
Compléter intégralement le
volet relatif à la convention (en utilisant de préférence un stylo à
bille. Assurez-vous de la lisibilité du dernier exemplaire).
Le présent Cerfa est une annexe obligatoire à
la convention que l’AI a conclue avec l’Etat au titre de l’insertion
par l’activité économique en application de l’article
L. 322-4-16-3 du code du travail. Il permet d’identifier toutes
les AI conventionnées. Par ailleurs, il constitue, le cas échéant,
l’annexe financière annuelle de la convention qui fixe le montant de
l’aide à l’accompagnement allouée par l’Etat. Il permet d’assurer le
paiement par le CNASEA de l’aide à l’accompagnement prévue par le
décret no 99-109 du 18 février 1999 modifié relatif aux associations intermédiaires.
Il doit être complété, renseigné et signé par
l’AI et la DDTEFP chacun pour ce qui les concerne. Il est transmis au
CNASEA et autres destinataires par la DDTEFP. Tout Cerfa incomplet ou
mal renseigné ne pourra être enregistré par le CNASEA. Il sera retourné
à la DDTEFP.
L’AI doit renseigner l’ensemble des
informations relatives à sa situation administrative et à ses effectifs
(personnes inscrites au fichier de l’AI, salariés agréés, salariés en
contrats aidés, etc.) ainsi que celles relatives à l’existence ou non
d’autres conventions ou agréments d’exercice, soit au titre de l’IAE,
soit au titre d’autres actions ou prestations. Par ailleurs, les autres
financements éventuels dont l’AI prévoit de bénéficier doivent
également être renseignés.
L’AI doit préciser si elle est détentrice d’une
adresse électronique (courriel) et si oui, elle doit alors veiller à
l’écrire correctement et lisiblement. Dans ce cas, elle recevra, dès
réception et enregistrement du Cerfa AI par le CNASEA, un mot de passe
qui lui donnera accès à un « Extranet IAE ». Elle pourra
ainsi réaliser toutes les déclarations relatives aux données de gestion
et statistiques (suivi de l’activité et des salariés mis à disposition)
exigibles dans le cadre de sa convention au titre de l’IAE. Dans le cas
contraire, la gestion de ces informations se fera uniquement par voie
postale.
La DDTEFP doit renseigner la partie
« Financement de l’aide à l’accompagnement ». Cette partie
concerne la période d’effet de l’annexe financière annuelle (date de
début et date de fin), le montant total de l’aide, le nombre de
versements, ainsi que la nature des actions collectives et
individuelles d’accompagnement que l’AI doit réaliser au profit de ses
salariés (plusieurs rubriques possibles).
Le paiement de l’aide à l’accompagnement
financée par l’Etat est effectué par le CNASEA en deux versements. Le
premier paiement est effectué sous forme d’avance dès l’enregistrement
de l’annexe financière par le CNASEA et correspond à 50 % du
montant de l’aide. Le deuxième paiement (solde) est effectué après
remise à la DDTEFP d’un rapport final réalisé par l’AI relatif à
l’exécution du projet d’accompagnement. Ce rapport doit être approuvé
par la DDTEFP pour permettre la poursuite du paiement de l’aide. Le
montant du solde est décidé par la DDTEFP vu du rapport final.
Le paiement de l’aide peut être suspendu si les
rapports intermédiaire et/ou final ne sont pas remis ou approuvé par la
DDTEFP. De même, en cas de non-exécution partielle ou totale de la
convention conclue entre l’Etat et l’AI, les sommes versées peuvent
faire l’objet d’un ordre de reversement émis par le CNASEA. Aucun
avenant de reconduction de l’annexe financière initiale ne peut être
engagé si la situation de l’annexe financière précédente n’est pas
apurée.
Toute modification ou reconduction d’une annexe
financière annuelle doit faire l’objet d’une demande écrite de la part
de l’AI. Cette demande doit être déposée auprès de la DDTEFP
compétente. Dans le cas d’une modification d’une annexe financière, le
CNASEA peut éventuellement procéder à une régularisation des sommes à
verser selon le montant des aides déjà perçues et selon les dates
d’effet de l’annexe financière ou de son avenant.
Codification
Tableau 1. - Niveau de formation
70 Pas de formation
allant au-delà de la fin de la scolariaté obligatoire (équivalent au
niveau VI de l’Education nationale).
60 Formation courte d’une durée
maximum d’un an, conduisant au certification d’éducation
professionnelle ou à toute autre attestation de même nature (équivalent
au niveau V bis de l’Education nationale).
50 Formation de niveau de équivalent
à celui du brevet d’études professionnelles (BEP) et du certificat
d’aptitude professionnelle (CAP) (diplôme non obtenu).
51 Diplôme obtenu du brevet d’études
professionnelles (BEP) et du certificat d’aptitude professionnelle
(CAP) (équivalent au niveau V de l’Education nationale).
40 Formation de niveau équivalent à
celui du baccalauréat ou du brevet de technicien (équivalent au
niveau IV de l’Education nationale).
30 Formation de niveau du brevet de
technicien supérieur ou du diplôme des instituts universitaires de
technologie et de fin de premier cycle de l’enseignement supérieur
(équivalent au niveau III de l’Education nationale).
20 Formation de niveau égal ou
supérieur à celui de la licence ou des écoles d’ingénieurs (équivalent
au niveau II de l’Education nationale).
10 Troisième cycle ou école
d’ingénieur (équivalent au niveau I de l’Education nationale).
Tableau 2. - Autre situation
1 Personnes relevant d’un suivi spécifique.
2 Personnes prises en charge au titre de l’aide sociale.
3 Jeunes en grande difficulté ne relevant pas des catégories précédentes.
Tableau 3. - Emploi proposé à la première mission
01 Jardinier.
02 Autre profession liée à la nature et à l’environnement.
03 Ouvrier du bâtiment.
04 Ouvrier des travaux publics.
05 Ouvrier polyvalent de maintenance et entretien.
06 Autre ouvrier.
07 Secrétaire bureautique et assimilé.
09 Agent d’accueil et d’information (standardiste, hôtesse...).
10 Agent administratif divers.
11 Agent de restauration, serveur et cuisinier.
15 Agent de sécurité et de gardiennage.
16 Agent d’entretien et nettoyage.
17 Animateur socioculturel.
19 Autre animateur ou éducateur.
35 Profession de l’information, des arts et des spectacles.
46 Profession intermédiaire administrative et commerciale d’entreprise.
47 Technicien (sauf technicien administratif ou commercial).
48 Contremaître, agent de maîtrise (sauf maîtrise administrative ou commerciale).
52 Agent de sécurité.
54 Employé administratif d’entreprise.
55 Employé de commerce.
56 Personnel des services directs aux particuliers.
62 Ouvrier qualifié de type industriel.
63 Ouvrier qualifié de type artisanal.
64 Chauffeur.
65 Ouvrier qualifié de la manutention, du magasinage et dutransport.
67 Ouvrier non qualifié de type industriel.
68 Ouvrier non qualifié de type artisanal.
69 Ouvrier agricole.
99 Autre.