La création d’une holding en Suisse attire de plus en plus d’entrepreneurs étrangers en quête de stabilité juridique, de fiscalité avantageuse et d’un environnement réglementaire fiable. Mais les démarches réservées aux non-résidents peuvent être complexes, entre choix de la forme juridique, domiciliation, ouverture d’un compte bancaire et immatriculation au registre du commerce. Chaque étape obéit à des règles précises que nous allons détailler pour vous permettre d’aborder la création de votre entreprise en Suisse avec méthode et sérénité.
Pourquoi se faire accompagner par un fiduciaire suisse pour créer une holding ?
Pour un non-résident, créer une holding en Suisse sans appui local relève du parcours du combattant. Le recours à un fiduciaire spécialisé n’est pas un luxe, mais une condition indispensable pour avancer efficacement. Ce professionnel assure la représentation légale de la société, coordonne les formalités administratives auprès des autorités cantonales et fédérales, et gère les relations avec les établissements bancaires suisses, dont les exigences en matière de conformité sont particulièrement strictes pour les clients non-résidents.
Le fiduciaire prend également en charge la gestion comptable courante, la domiciliation de l’entreprise et la réception du courrier officiel. Ces missions sont primordiales pour maintenir une présence légale valide sur le territoire helvétique. Comme on peut le voir avec My Swiss Company, il est possible de déléguer ces démarches à une fiduciaire suisse qui offre un accompagnement clé en main pour les non-résidents, depuis la constitution de la holding jusqu’à la gestion administrative continue.
Faire appel à une fiduciaire, c’est aussi sécuriser la conformité fiscale et comptable de votre société dès le premier jour. En Suisse, les obligations déclaratives varient selon le canton de domiciliation choisi, et une erreur de procédure peut retarder l’immatriculation de plusieurs semaines.

Immatriculation de la société au registre du commerce : les démarches à connaître
La Suisse enregistre un dynamisme entrepreneurial remarquable : 55 654 nouvelles sociétés ont été inscrites au registre du commerce en 2025, soit un record historique en hausse de 5,1 % par rapport à l’année précédente, selon les données de la Confédération suisse. Ce chiffre illustre l’attractivité persistante du pays pour la création d’entreprise, y compris pour les structures de type holding.
Toute immatriculation d’une holding passe par le registre fédéral du commerce suisse (Zefix), outil officiel de la Confédération permettant de consulter publiquement l’ensemble des sociétés inscrites. La démarche implique trois étapes successives :
- Rédaction des statuts par un notaire.
- Dépôt du capital libéré auprès d’un établissement bancaire agréé.
- Dépôt du dossier auprès de l’office cantonal compétent.
Deux formes juridiques sont principalement retenues pour une holding en Suisse, avec des exigences de capital distinctes.
| Critère | Société anonyme (SA) | Société à responsabilité limitée (SARL) |
|---|---|---|
| Capital minimum | 100 000 CHF | 20 000 CHF |
| Libération | Intégrale à la constitution | Intégrale à la constitution |
| Référence légale | Code des obligations suisse | Code des obligations suisse |
Ce seuil d’entrée en capital oriente souvent le choix de la structure selon les ressources disponibles et les objectifs de gouvernance. La domiciliation de la société constitue une condition préalable à l’inscription au registre. Sans adresse légale en Suisse, aucune immatriculation n’est possible. Les délais d’enregistrement varient généralement entre deux et quatre semaines selon le canton et la complétude du dossier.
Capital, domiciliation et fiscalité : les bases pour une structure solide
Une holding bien structurée repose sur trois piliers : le capital, la domiciliation et la fiscalité. Pour un non-résident, ces trois dimensions méritent une attention particulière dès la phase de création.
Le choix du canton de domiciliation influence directement la charge fiscale de la société. Certains cantons offrent des taux d’imposition sur le bénéfice particulièrement compétitifs, ce qui peut représenter un avantage significatif pour une holding dont les revenus proviennent principalement de dividendes ou de plus-values sur participations. Ce choix doit s’appuyer sur une analyse précise des taux cantonaux et des conventions fiscales applicables.
Sur le plan fiscal, le droit suisse prévoit une réduction pour participations (Beteiligungsabzug) qui permet d’exonérer partiellement ou totalement les dividendes reçus par une holding de ses filiales, à condition que certains seuils de participation soient atteints. Ce mécanisme constitue l’un des atouts majeurs de la création d’une holding pour les groupes internationaux.
Les obligations comptables et de révision varient selon la taille de la société. Toute entreprise inscrite au registre du commerce doit tenir une comptabilité conforme aux normes suisses, et certaines structures sont soumises à un contrôle restreint ou ordinaire selon leur chiffre d’affaires et leur effectif.
Enfin, deux points de vigilance s’imposent aux non-résidents : la désignation d’un représentant légal résident en Suisse, exigée pour les SA notamment, et l’ouverture d’un compte bancaire auprès d’un établissement sur le territoire. Cette dernière démarche peut s’avérer complexe sans l’accompagnement d’une fiduciaire, les banques helvétiques appliquant des procédures de vérification rigoureuses pour les clients domiciliés à l’étranger.
La création d’une holding en Suisse demande une préparation rigoureuse, mais les avantages (stabilité juridique, fiscalité inter-sociétés favorable, crédibilité internationale) justifient pleinement l’investissement. En vous appuyant sur une fiduciaire compétente, en choisissant avec soin votre canton de domiciliation et en respectant les exigences du registre du commerce, vous posez les fondations d’une structure pérenne. Les services d’accompagnement spécialisés permettent aux entrepreneurs étrangers de franchir ces étapes sans perdre de temps ni prendre de risques inutiles.
Sources :
- Forme juridique : SA/Forme juridique : SARL — Confédération suisse/SECO, kmu.admin.ch, 2024. https://www.kmu.admin.ch/kmu/fr/home/savoir-pratique/creation-pme/differentes-formes-juridiques/societe-anonyme.html
- Nouveau record de création d’entreprises en 2025 — SECO/Confédération suisse, kmu.admin.ch, janvier 2026. https://www.kmu.admin.ch/kmu/fr/home/actuel/news/2026/nouveau-record-creation-entreprises-2025.html
